HISTOIRE DE SAINTE RADEGONDE

SAINTE RADEGONDE

Radegonde était la fille de Berthaire, roi de Thuringe.

Ce dernier fut assassiné par son frère Hermenfroi qui lui succéda. Il fut à son tour battu par Thierry, rois d’Austrasie et Clotaire, roi de Soissons. Radegonde figurait dans le butin et fut attribué à Clotaire qui la fit élever dans la religion chrétienne. Elle fut ramenée à Athies. Elle était très belle, et Clotaire décida de l’épouser. Très pieuse, Radegonde menait une vie de prière et d’austérité que son époux supportait difficilement : une cour royale au Vème siècle n’est pas un monastère !

Clotaire ayant fait assassiner le frère de Radegonde, cette dernière demanda la permission de se retirer dans un monastère. Consacrée entre les mains de l’évêque de Noyon, elle fit un pèlerinage à Saint-Martin de Tours et se fixa dans ses terres à Sais en Poitou. Elle se rendit ensuite à Poitiers où elle fit bâtir un monastère de religieuses, et s’y retira, y vivant en simple moniale, refusant d’en être l’abbesse.

Ayant changé d’idée, Clotaire essaya de récupérer son épouse par la force. L’intervention de saint Germain, l’évêque de Paris, l’empêcha de mener à bout son projet. Après la mort de Clotaire, Radegonde fit confirmer son monastère par le concile local de Tours en 566. Elle obtint de Justin, empereur de Constantinople, de nombreuses reliques, dont une partie de la vraie croix. Le monastère prit le nom de Sainte-Croix.

Radegonde et son abbesse firent le voyage à Arles pour y rencontrer Césarie, qui avait fondé un couvent avec une règle que Radegonde fit appliquer dans son monastère de Poitiers. Lorsque Radegonde mourut le 13 août 587, son monastère comptait 200 religieuses. Son biographe, Venance Fortunat, décrit sa beauté et sa bonté. Sa tombe fut profanée ainsi que celle de saint Hilaire, et leurs restes dispersés par les huguenots en 1562.